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Le 8 mars... Hommage à ma mère

Aujourd'hui le 8 mars 2013, c'est la journée internationale de la femme. Je devrais être soi-disant "inexzohrablement" heureuse.

[…]

Je voulais rendre hommage à ma mère qui a toujours été une femme de tête. Pas de tête, comme certains pourraient le penser. Mais une femme qui a souvent été obligée de hausser la voix pour se faire entendre, une femme qui ne fléchit pas devant l'adversaire. Elle me racontait que quand elle vivait en Algérie avec mon grand frère, mon père travaillant en France, elle a dû souvent affronter ses beaux-frères qui voulaient la prendre comme bonniche chez eux. Elle plantait des graines dans son petit jardin afin d'avoir des légumes pour manger. Mais mes oncles venaient la nuit pour lui piétiner son potager. Malgré tout, elle n'a jamais baissé la tête jusqu'à son départ pour la France.

C'est vrai que ma maman, aux premiers abords, elle pourrait paraître dure. Mais quand on la connait  bien, on voit qu'elle a souffert dans les débuts de sa vie (orpheline enfant, guerre d'Algérie, la promiscuité, la maigreur quand je la vois dans certaines photos). Heureusement, à son arrivée en France, tout a changé pour elle. Comme quoi, il y a un bon Dieu qui veille. Mon père, étant la crème des crèmes, l'a toujours respectée… car elle avait toujours son mot à dire. Ils étaient tous les deux à égalité dans la vie de couple.

Et que dire des femmes battues, murées dans le silence, par honte d'être montrées du doigt, par peur surtout. Ces femmes-là doivent se battre toute l'année pour se faire respecter. J'ai toujours trouvé lâche, les hommes qui battaient leur femme. Je sais aussi qu'il y'a une minorité d'hommes battus, mais ceux-là, il ne faut pas les oublier. Ils ont leur mot à dire au même titre que les femmes.

[…]

La femme fait le maximum… mais elle est payée le minimum. Au boulot, pour un travail égal (avec les hommes), salaire inégal. Alors, je ne comprends pas. A quand une femme Présidente en France. Attention, je n'ai pas toujours été d'accord avec certaines. Il y'en a, ce sont de vraies emmerdeuses, carrément à éviter. Et si le MLF (mouvement libéral de la femme) revenait comme au bon vieux temps. Moi en tous les cas, je n'ai jamais eu besoin de cela, je me suis toujours défendue toute seule. Je parle, je donne mon opinion, je critique parfois, je m'énerve, mais je dis les choses. Toujours sans crier.

 

Zohra Miraoui

 



08/03/2013
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