Cité Blanche Gutenberg

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Les deux perdrix et le chat.

Nous vous proposons, avec cette fable, un petit jeu dans lequel vous devez retrouver le nom des cités de Nanterre. Bonne lecture.

 


Les deux perdrix et le chat

 

C’est un beau jour qui se lève, le soleil brille dans cette verte prairie.

 

Un couple de perdrix s’épanche dans son nid pour se dire oui.

 

C’est un grand jour, l’arbre qui les porte se réjouit d’être le témoin de cet instant de vie.

 

Vite, se dit Margot l’escargot, je dois prévenir toute la famille pour que ce soit une fête bien réussie !

 

Sur le chemin de l’île, il croise Frisette la vieille tortue aussi ridée que le chêne centenaire, qui lui offre gentiment l’hospitalité d’une feuille pour s’abriter.

 

C’est que le temps presse, il fait très chaud et le bateau amarré sur le port de Gènes villiers semble s’impatienter !

 

Dis-moi Frisette s’exclame l’escargot, j’ai une bonne nouvelle à t’annoncer, mais tu dois m’aider !

 

- Ce matin, j’ai appris que nos deux perdrix veulent convoler en justes noces !

 

- Mais c’est une formidable nouvelle s’esclaffa la tortue, je vous l’avais bien dit, ces deux là ne sont pas du pays mais nous ferons l’effort de les accueillir comme il se doit !

 

- Compte sur moi l’escargot, je fonce prévenir Jeannot lapin que j’ai croisé il y a quelques heures sur la côte de chez d’Auty le fermier.

 

Mais tu risques d’arriver en retard lui répliqua l’escargot, la côte est trop abrupte!

 

Tu ne feras pas mieux ricana la vielle tortue et si tu continues à palabrer nous risquons de rater les préparatifs de la cérémonie !

 

Non loin de là, affalé sur la branche d’un arbuste d’acacia, dans un sommeil alerte, noisette l’écureuil, avait tout entendu !

 

En bon paresseux, il continua à se prélasser comme si de rien n’était quand tout à coup un frémissement se fît entendre dans un bouquet de mimosa !

 

Noisette pensait être le seul à avoir tout entendu mais c’est qu’il se trompait royalement.

 

Juste à l’orée du bois, à quelques mètres de là, un petit ruisseau marque les limites des champs du Parisien.

 

Un chat, de la race des félins bourgeois, hostile à toute cohabitation sévissait dans les parages !

 

Hector, c’était son nom, Hector le chat du Parisien venait régulièrement en villégiature dans notre douce et agréable prairie.

 

Son maître égoïste et grabataire en voulait au monde entier on ne sait pourquoi ?

 

Seul son chat Hector était autorisé à traverser son parterre de marguerites.

 

Ah celui là, il est sans gêne, il se croit tout permis et si seulement il était un enfant du pays !

 

Noisette ne s’en remettait pas de savoir qu’Hector avait tout entendu.

 

Sans perdre de temps il bondit dans l’abreuvoir, se fît un brin de toilette et sécha son poil dru sur le vieux pont construit jadis de petits rondins de bois.

 

De branche en branche, il essayait de rattraper le temps perdu, ces trente années de vie d’écureuil où il  pensait égoïstement qu’à se prélasser et à déguster les belles noisettes.

 

Là, il se sentait utile pour sa communauté, il fallait à tout prix de sauver les deux perdrix des griffes du chat !

 

Essoufflé, il s’arrêta un instant derrière un bosquet, juste le temps de reprendre son souffle quand surgit Jeannot Lapin une carotte à « la main » !

 

-Encore, décidemment, tu cherches les ennuis lui dit Noisette !

 

-A vouloir trop fréquenter le potager du Parisien tu risques de te retrouver sur l’étale du Boucher de la rue des Prés.

 

T’inquiètes, lui répliqua Jeannot Lapin, j’avais avec moi mon pote Pablo le vieux chien du maréchal qui me faisait le guet.

 

J’ai pourtant entendu un bruit assourdissant dans la prairie et la chasse est interdite dans ce canton, lui dit l’écureuil !

 

- Tu as raison, il a tiré, moi j’ai détalé comme un lapin.

 

- Et qu’est t’il advenu de ton Viel ami ?

 

Pablo à piqué un saut et s’est retrouvé trente cinq mètres plus loin, le museau sur le boulevard qui mène au Havre.

 

Mon Dieu, vous êtes deux inconscients, vous prenez des risques démesurés.

Cette histoire risque de finir en terrine de lapin dans une boite de Canigou pour chien !

 

-Allez vite aide moi à retrouver Margaux l’escargot et Frisette la tortue, les deux perdrix ont décidé de s’unir pour le meilleur et pour le pire et je crains qu’Hector leur fasse la peau !

 

Les deux compères poursuivirent leur chemin et à quelques encablures du sentier des pas perdus, ils retrouvèrent l’escargot et la tortue leurs maisons sur le dos comme des voyageurs en transit.

 

Noisette pris le soin de leurs raconter sa mésaventure ou plutôt ce qu’il avait entendu et vu après leur départ.

 

Un chat sans aucune pitié, prêt à signer de sa griffe le corps de ces deux malheureuses perdrix.

 

Rapidement, la faune, la flore et les animaux de la prairie étaient en ébullition!

 

Tous s’unirent pour défendre cette noble cause, les perdrix sont les premières victimes des chasseurs, c’est une population sujette à disparaître.

 

La solidarité nationale de la ligue des fourmis rouges a très vite pris le pas sur le silence affligent des tigres du Bengale pourtant syndicat puissant et majoritaire dans le milieu des savanes et prairies internationales.

 

Le ministre de l’agriculture fît appel à ses acolytes de l’intérieur et de la défense, qui  envoyèrent un pigeon voyageur pour mobiliser les forces de l’ordre et l’armée composée essentiellement de lions et panthères réservistes !

 

Cette chère verte prairie était noire de monde et toutes les jolies marguerites furent piétinées par les armes et les rangers des militaires.

 

La prairie se vida de ses résidents, ils prirent tous la poudre d’escampette !

 

Face à autant de remue-ménage le dangereux chat Hector se vît très rapidement légué au rang des chats de gouttières et destitué de son collier de diamant remis en personne par Brigitte B lors de la remise du prix du félin de l’année.  

 

Un mois plus tard, après que les combats acharnés furent terminés, de nombreuses victimes furent déplorées, malgré tout, les arbres et les animaux reprirent leurs vielles habitudes. La prairie avait retrouvé ses vrais habitants et respirait enfin le bon air de la campagne.

 

Chemin faisant, nos deux amoureux décidèrent d’un commun accord de pratiquer l’exode rural.

 

Cette expérience leur a permis de mieux comprendre ce vieil adage qui dit :

 

« Chat échaudé craint l’eau froide ».

 

Très peu de temps après, le mariage fut célébré à la mairie de Nanterre.

 

Monsieur le Maire en personne dirigea la cérémonie.

 

Nos deux perdrix élirent domicile dans cette même commune au dessus d’une belle branche cossue et confortable, d’un arbre centenaire planté juste là, à l’angle de la rue Abdenbi GUEMIAH.

 

L’histoire raconte que ces deux perdrix vécurent heureuses et eurent beaucoup d’oisillons !

 

Mohamed Taleb

 

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19/11/2012
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